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Slovo: časopis Staroslavenskog instituta, No.3 Prosinac 1953.

Izvorni znanstveni članak

Dikcija Assemanijevega glagolskega evangelistarja

Fran Grivec

Puni tekst: pdf (34 MB), Slovenski, Str. 5 - 34 , preuzimanja: 88 *

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Les slavisants admirent la perfection du style et de la langue dans la traduction vieux-slave de la Bible, discutent la technique et l'art de traduire chez ce génie que fut Constantin-Cyrille; ils louent la précision et, en même temps, la liberté d'une traduction faite qui respectait à la fois le sens de l'original grec et l'esprit de la langue slave. Jagić a constaté que la traduction originale de l'évangéliaire par Constantin se distinguait d'une manière extraordinaire par la perfection et la liberté de sa traduction; plus tard, au cours des premières décades de la littérature vieux-slave la traduction slavonne s'adaptait mieux au texte grec. C'est dans le manuscrit d'Assemani, la copie la plus ancienne de l'Evangéliaire vieux-slave, que l'Evangéliaire vieux-slave orginal se trouve le mieux consrevé. Le code glagolite d'Assemani a été écrit au cours de la première moité du 11e siècle en prenant pour modèle un manuscrit plus ancien de la fin du 9-e ou du commencement du 10-e.
Les erreurs de copistes. Le copiste du manuscrit d'Assemani a copié mécaniquement, à la légère et sans prêter la moindre attention. Il a fait beaucoup de fautes d'écriture. Le travail executé superficiellement e au cependant certains avantages: le copiste ne corrigeait point son style. Il n'était pas capable d'entendre les subtilités de la phonétique slavonne. Il confondait la semi-voyelle dure et molle (ъ et ь); au lieu de la semi-voyelle il écrivait suvent e et o.
Les traductions libres. Le nombre de traductions libres est un criterium de l'ancienneté de la tradition des manuscrits vieux-slaves. Le plus grand nombre de passages traduit librement se trouve dans le Code d'Assemani; beaucoup de ces traduction sont passés dans les manuscrits vieux-slaves plus récents.
L'harmonie évangélique. Pour donner plus de clarté, on introduisait quelquefois les versets correspondants tirés d'autres Evangiles, par ex. dans les longs chapitres de saint Matthieu 26-27 du Code d'Assemani se trouvent introduits sans aucune indication beaucoup de versets tirés des Evangiles de saint Luc et de saint Jean.
Additions. Pour éclaircir les textes évangéliques on introduisait souvent de brèves additions de style et exégétiques.
Omissions. Le manuscrit d'Assemani omet souvent des expressions ou bien des pasages entiers, quand ils gènent l'intelligibilité ou la diction nette.
Kъ tebê. La question délicate de l'exégèse et de la critique du texte de saint Matthieu (18, 15 et 21) et de saint Luc (17, 3-4) ne se trouve resolue nulle part avec autant de clarté et de méthode que dans la tradition des manuscrits viuex-slaves. Dans le Code d'Assemani (Matthieu 18, 15) se trouvent les mots grec eis te (in te) omis, comme d'ailleurs dans quelques textes grecs importants. Dans tous les manuscrits vieux-slaves se trouve la proposition grec. ue eis, qui dans saint Matthieu n'est pas traduite de la même manière au verset 18, 15 qu' aux versets 18, 21. Dans Matthieu 18, 15 le mot eis a le sens de la proposition latine coram, vieux-sl. kъ tebê, tandis que dans Matthieu 18, 21 il a une signification adversative: in me, adversus me, en vieux slave vъ mę. Dans le manuscrit vieux slave du prêtre Sava nous trouvons prêdъ tobojo (en latin: coram te) au lieu de kъ tebê.
La finesse de la traduction vieux-slave de saint Matthieu 18, 15 et 21 ainsi que de saint Luc. 77; 3-4 a été appréciée par tous les philologues et spécialistes de la Bible, surtout les russes, qui traduisaient en se servant du texte vieux-slave. La traduction vieux-slave de ces deux passages mérite l'attention des philologues et des spécialistes de la Bible de tous les peuples.
Ordre des mots. L'ordre des mots diffère fréquement du grec dans l'esprit de la langue vieux-slave.
Conclusion. Le style conforme à l'esprit de la langue vieux-slave et la profonde exactitude de ces traductions libres démontrent que le manuscrit glagolitique d'Assemani est celui qui est plus proche du texte de l'évangélaire original de Constantin. Les manuscrits glagolitiques Zographensis et Marianus (qui est plus récent de quelques années) sont peut être quelque peu plus anciens que le manuscrit d'Assemani, mais cependant, ils sont moins archaiques; ces deux manuscrits continnent le texte évangélique entier traduit par l'école de Moravie veres l'an 864-880 et comportant des éléments linguistiques et stylitiques plus jeunes.
Au point de vue du lexique et de la syntaxe (non de la phonétique), l'Évangéliaire cyrillique de Nikolye est très archaique; il est copié siogneusement à la fin du 14e siècle d'après un vieux manuscrit glagolitique. Une place spéciale occupe dans la tradition des manuscrits le livre cyrillique du prêtre Sava, écrit au milleu du 11e siècle d'après un modèle glagolitique très archaique. Le copiste Sava a donné une nouvelle rédaction du texte vieux-slave et cependant, son manuscrit conserve une grande quantité d'éléments archaiques et beaucoup de passages rendent un son plus ancien que l'Évngéliaire d'Assemani est étroitement liée avec la langue des livres liturgiques glagolites croates. Saint Cyrille (Constantin) connaissait et se servait de la vieille traductions libres du texte évangélique permettent d'envisager. Cette question mérite un examen plus approfondi.

[Slovenski]

Posjeta: 331 *