hrcak mascot

Hrčak
Portal znanstvenih časopisa Republike Hrvatske

Srce
HID

Slovo: časopis Staroslavenskog instituta, No.15-16 Rujan 1965.

Izvorni znanstveni članak

Encore une fois de la primauté chronologique de la glagolite

Olga Nedeljković

Puni tekst: pdf (47 MB), Hrvatski, Str. 19 - 58 , preuzimanja: 128 *

Sažetak
Encore une fois de la primauté chronologique de la glagolite
Au cours d'une centaine d'années, dépuis que Šafařik en 1857 avec une série des arguments persuasifs avait posé l'hypothèse que l'alphabet slave inventé par s. Cyrille était l'écriture glagolitique, cette théorie reste la plus vraisemblable et toujours féconde par rapport aux recherches linguistiques. Notre article est consacré au problème des consonnes mouillées dans la structure phonique du dialecte de s. Cyrille, que nous traitons sous la lumière de l'hypothèse mentionnée. Ce point du départ nous porte à commencer notre considération par une recapitulation abrégée de l'argumentation antérieure. La primauté de la glagolite repose sur les arguments suivants:
1) L'argument géographique de Šafařik: la Grande Moravie, région de la mission apostolique de s. Cyrille, de même que les contrées voisines, en particulier la Croatie, n'ont conservé que les monuments de l'écriture glagolitique.
2) Il existe des données historiques qui désignent l'ecriture glagolitique comme l'alphabet de s. Cyrille: prêtre Upyr'Lihoj; "(glago)litica" de Constantin le Philosophe dans le cronographe russe du 15e siècle; les données du "Skazanije" du moine Chrabr; les renseignements des contemporains qualifiant l'alphabet de Constantin comme une "nouveauté", ce qui ne pouvait pas être appliqué à l'écriture cyrillique qui n'était que le remaniement de l'oniciale grecque.
3) La particularité des formes des lettres glagolitiques de même que tout le système graphique de cet alphabet (suivant E. Granstrem emprunté à la cryptographie byzantine) porte à croire à l'action spontanée d'un inventeur érudit et ingénieux, ce qui s'accorde avec la personne de Constantin, présentée par les sources.
4) La création du système numérique de la glagolite, qui correspond entièrement au système alphabétique de cette écriture, ne peut être considéré que le produit du même créateur, c'est à dire de s. Cyrille, tandis que le système numérique de la cyrillique ne présente que l'accomodation du système grec à l'alphabet slave.
5) La dépendance des nombreux manuscrits anciens cyrilliques des originaux glagolitiques plaide en faveur de la primordialité de l'écriture glagolitique.
6) Les textes glagolitiques en comparaison avec les textes cyrilliques montrent plusieurs traces d'un stade plus archaique par rapport à la phonétique et morphologie, aussi bien qu'an style littéraire.
Dans les cadres du problème qui fait l'objet de notre étude, on pouvait distinguer quelques questions spéciales:
a) corrélation des consonnes dures et mouillées de vieux slave, dont les dernières pouvaient être indiquées à la base des voyelles voisines: e, ě, ę, 'o, 'u,
b) r', l', n' comme les restes des consonnes avec la mouillure étymologique,
c) l'existence des lettres glagolitiques correspondantes aux *tj, *dj
du slave commun, qui occupent de certaines places dans le système numérique de la glagolite, atteste leur présence primaire dans l'alphabet de s. Cyrille.
Le problème de la désignation des formes des lettres palatalisées avait joué aussi un certain rôle dans le procès de la transmission du système des notes prosodiques grecques dans l'ortographe vieux slave. Le Missel de Kiev contient ce système tout entier: à côte du titlo les deux signes d'aspiration dans les formes grecques du 9-e siècle et les trois accents. C'était une adaptation créatrice du système grec qui tenait compte des phénomènes spéciaux de la pronociation slave: en particulier les signes d'aspiration étaient utilisés pour la désignation des consonnes mouillées. Quant au système des accents, il était garni d'un nouveau signe spécial ˇ pour marquer le phénomène de la quantité des syllabes qui dans cette époque n'existait plus dans le grec. Le fait que ce système est conséquemment reflété dans le plus ancien monument glagolitique et n'est transplanté dans la cyrillique qu'en forme estropiée et essentillement simplifiée doit être considéré comme un argument en faveur de la primauté génétique de la glagolite.

[Hrvatski]

Posjeta: 399 *