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Slovo: časopis Staroslavenskog instituta, No.15-16 Rujan 1965.

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Remarques méthodologiques sur les types d'écriture cyrillique

Vladimir Mošin

Puni tekst: pdf (38 MB), Hrvatski, Str. 150 - 182 , preuzimanja: 159 *

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Remarques méthodologiques sur les types d'écriture cyrillique
L'auteur n'admet pas l'opinion que les termes usuels dans la paléographie slave, ustav, poluustav et skoropis devraient être remplacés par les termes dont on se sert dans la paléographie latine. Les termes mentionnés s'emploient dans les écrits cyrilliques depuis des siècles et pratiquement les paléographes slavisants discernent sans peine ces types d'écriture. Théoriquement, ce qui a plus d'importance - la terminologie slave a pour base un autre critère que celui de la paléographie latine et les termes de majuscule, onciale, demi-onciale et cursive ne sont pas adéquats d'ustav, de poluustav et de skoropis. Cependant il existe une certaine divergence de conceptions de ces termes et de cadres chronologiques de la durée de ces types d'écriture, et ce fait exige la nécessité de faire préciser la terminologie slave du point de vue de la paléographie.
Ustav, "ustavnoe pis'mo", quoique formée sur la base d'écriture onciale grecque, ne correspond pas au critère formel du système bilinéaire. On recontre déjà dans les plus anciens textes slaves certaines letres qui poussent de traits en haut et en bas de la ligne. Le mot ustav signifie règle, d'où ustavnoe pis'mo signifie écriture régulière qui correspond à la régularité géometrique de l'écriture des livres grecs. Néanmoins, ustav comme un type paléographique n'embrasse pas seulement l'écriture calligraphique, mais dès sa naissance il reçoit sa variante non-calligraphique employée dans le but pratique. Cette "variation pratique" d'ustav, selon la termiologie de la paléographie russe "delovoe pis'mo", se présente surtout dans les textes russes écrits sur l'écore de bouleau.
Dans les conditions de l'emploi perpétuel dans les chancelleries princières cette "écriture pratique" pouvait acquérir avec le temps une forme typique - espèce de l'écriture diplomatique. Un tel type se forma sur le territoire du royaume serbe de Douklia (Dioclée - Zéta), selon toute vraissemblance sous l'influence de la correspondance fréquente avec des chancelleries latines des villes dalmatiennes et italiennes. Adaptée par Raguse et par l'Etat des Némanides cette écriture au 13e siècle forma le type de demi-minuscule, qui à la fin du siècle se développa en forme spéciale de la minuscule diplomatique serbe. Durant cette époque ni Russie ni Bulgaire n'ont formé de type analogue de l'écriture diplomatique.
Poluustav, poluustavnoe pis'mo, au point de vue de calligraphie signifie "écriture demi-régulière", c'est à dire écriture simplifiée des documents et des inscriptions, ce que nous avons qualifié comme "variation pratique" d'ustav. Pourtant, comme terme paléographique poluustav signifie un certain type de "libraria", écriture des livres qui au 14e siècle se développa de l'ustav en délaissant le principe géometrique d'aplhpabet grec et qui subsistait dans les manuscrits cyrilliques jusqu'au 18e siècle. On ne pourrait appliquer à ce type, par rapport à l'ustav, le système quadrilinéaire comme une qualité essentielle. D'une part tous les textes d"ustav datant du 13e et 14e siècle ne sont pas bilinéaries; d'autre part polusutav russe de type ancien n'est pas quadrilinéaire. Il serait aussi injuste de considérer le poluustav comme le type non-calligraphique, car dans les manuscrits de 15e-17e siècle le poluustav a justement le caractère calligraphique par contre au skoropis dépourvu de ce caractère.
Skoropis (mot traduit de tahygrapheia) comme le type paléographique apparaît simultanément avec le poluustav, comme sa "variation pratique" au milieu du 14e siècle. A l'epoque de l'influence des Slaves du Sud à la fin du 14 et au 15e siècle les types balkaniques de skoropis (ou brzopis) exerçaient une certaine influence sur la formation du skoropis lithuanien-russe et moscovite. La conquête turque abolissant de l'écriture diplomatique chez ces peuples. Skoropis plus ou moins sembable au poluustav subsistait aux Balkans dans les types locaux jusqu'au 17e siècle où il tomba sous l'influence de la cursive latine d'Occident et du skoropis russe de Kiev. Par contre, le développement de l'administration centralisée dans la Russie du 15-17e siècle attribuait beaucoup au développement du skoropis. Il reçut au 17e siècle sa variation calligraphique et à l'epoque des vives relations avec les Slaves balkaniques exerçait une certaine influence sur la formation de la cursive chez les Serbes et Bulgares.

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