Izvorni znanstveni članak
Résumé
Vice Zaninović
Sažetak
On appelle en général »Jeune Croatie« la partie de la jeunesse croate, plue étroitement liée avec le mouvement croate »pravaštvo«, dont Г activité embrasse les deux premières décades du XX-ème siècle. Dans son étude 1’ auteur donne à cette dénomination un sens beaucoup plus large et nous presénte les différentes tendances qui se manifestèrent parmi les jeunes de Croatie avant la première guerre mondiale.
Cette Jeune Croatie, qui se rapproche dans son idéologie de la Jeune Bosnie, exerçant même une certaine influence sur elle, n’a pas été, jusqu’ à présent, 1’ objet des recherches scientifiques plus détaillées, quoiqu’elle joua à 1’ époque un phénomène considérable à cause de ses convictions et de son attitude, et représente un phénomène rôle digne du plus grand intérêt.
En analysant les conditions dans lesquelles elle s’est développée, l’auteur s’arrête sur la politique du gouvernement Austro—Hongrois dans les régions croates au début du XX-ème siècle, sur le système d’illégitimité et de faux parlementarisme, qui régnait pendant des années; il démontre comment les événements de l’époque provoquèrent peu à peu un mécontentement da la jeune génération et l’obligèrent à chercher des chemins nouveaux pour résoudre le problème de la liberté nationale en Autriche.
Les changements provoqués par la prise du pouvoir de la Coalition croato-serbe promirent un développement plus favorable des événements en Croatie et contribuèrent à l’animation et à l’activisation d’un plus grand nombre de jeunes. La jeunesse progressiste, universitaire et scolaire surtout, devint forte.
La revue »Hrvatski đak« (Ecolier croate) qu’elle a crée et éditée pendant quelques armés (1907—1911) suffit à démontrer ses tendences idéologiques (idée de la solidarité croato-serbe, conception séculière du monde, anticléricalisme etc.).
Cependant la position prise par la Coalition au cours des années suivantes fut considérée par une partie de cette génération comme opportuniste et sans énergie, et provoqua l’affaiblissement de l’élan et le recul du mouvement. Cette situation est illustrée dans l’étude par une série d’extraits de la presse de l’epoque, surtout de celle de la jeunesse.
Un groupe de jeunes gens se sépara vers la fin de 1911 du »sein de la jeunesse progressiste et parut sous le nom de Jeunesse progressiste radicale croato-serbe (Hrvaitsko-srpska radikalno-napredna omladina). L’auteur a déctrit plus en détail ses idées politico-sociales en analysant quelques articles de la revue »Val« (Vague) dont le rédacteur VI. Cerina. Il souligne que par son activité elle marqua une évolution évidente du petit travail progressiste vers des formes plus radicales de l’activité politique. Il cite les caractéristiques suivantes de cette idéologie: l’idée de l’union yougoslave, l’anticléricalisme militant et ime orientation sociale plus accentuée. Il est également caractéristique que leurs modèles soient S. S. Kranjčević et M. Gorki et que, dans la politique quotidienne, ils montrent plus de sympathie pour les socialistes.
Dans son étude l’auteur analyse l’apparition des tendences nouvelles, nationalistes pour la plupart, qui se manifestent à partir de 1912 (la revue Zora-Aube) et surtout après les guerres balkaniques (revue Vihor-Tempête et d’autres publications). On a constaté que ce nationalisme manifesta certaines caractéristiques du romantisme national en inclinant à la glorification et à l’idéalisation de »notre race«. Mais, vue dans son ensemble, il n'est pas privé d’esprit libertaire et progressiste même à cette étape de son évolution.
Ce mouvement de la jeunesse peut, donc, être divisé en trois étapes. Dans la première, jusqu’à la moitié de 1911, prévalait le type progressiste libertaire; dans la deuxième, à l’époque précédant les guerres balkaniques, se manifesta le type qui préoccupé de la question nationale, montra son désaccord avec l’ordre social; dans la troisième ețape, dans les années qui précédant la première guerre mondiale, le courant nationaliste devient de plus en plus fort.
Mais, malgré ces différences, le point de vue social n’etait pas un phénomène latérale. Pour illustrer la tendence sociale évidente d’une large partie de la jeunesse peut nous servir leure parole manuscrite, imprimée ou l’héritage posthume, ainsi que la littérature dont ils faisaient leur lecture; c’est pourquoi l’auteur lui consacre un chapitre à part.
La jeune génération a, en général, comme son point de départ, les idées principales, exposées par le mouvement progressiste. Mais bintôt elle ajoute au contenu de son activité des elements nouveaux. On fait ressortir de plus en plus l’idée de l’union des peuples yougoslaves, acceptée surtout apres les événements de 1912 (les démonstrations contre Cuvai, la visite à la Serbie des étudiants de Zagreb, les guerres balkaniques etc.) par beaucoup de ceux qui appartenaient au groupe de »pravaši«. Mécontente à cause des résultats de la politique parlementaire elle est souvent portée à se servir de la méthode de l’action individuelle (la soi-disante lutte terroriste). Elle crée le culte de l’attentateur B. Žerajić et a encore d’autres modèles, qu’elle considère devoir suivre.
Exposant plus en détail »la première action révolutionaire de la jeunesse nationale« de Croatie, l’auteur éclaire la situation politique et social dans laquelle elle est née, et constate que l’attentat contre le commissaire Cuvai a été exécuté par L. Jukić et ses camarades dans une atmosphère agittée; la psychose du temps s’était emparrée d’un groupe de très jeunes gens autour de Jukić.
Ključne riječi
Hrčak ID:
327460
URI
Datum izdavanja:
1.7.1960.
Posjeta: 448 *