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RÉSUMÉ

Mijo Mirković


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Prenant pour base les restes des livres notariaux de la commune de la ville de Trogir (Trau) en Dalmatie pour l'année 1263, 1264, 1265, 1270, 1271, 1272 et 1273, rassemblés, rédigés et copiés par le professeur Dr. Miho Barada et édités comme volume séparé sur 322 pages par l'Académie Yougoslave à Zagreb (Monumenta Traguriensia. Pars prima. Notae seu abbreviationes cancellariae communia Tragurii, Volumen I 1948), le professeur de la Faculté des sciences économiques de l'Université de Zagreb, M. Mijo Mirković, essaye de montrer dans six chapitres les rapports économiques dans la ville maritime de Trogir en Dalmatie à cette époque. Les chapitres de son ouvrage sont les suivants: 1e La base économique de la vie. 2e les relations sociales. 3° La concentration des propriétés des terres et des richesses dans les mains de l'église. 4° Les affaires et les caractéristiques économiques du commerce et de la navigation. 5° Les prix. 6° Nouvelle société municipale et vieilles communautés collectives des gens.
En prenant comme point de départ des matériaux des archives, l'auteur attire notre attention sur le fait que l'agriculture et l'élevage étaient alors les bases principales de la vie des habitants dans la ville et la pêche, la navigation, les métiers et la piraterie complétaient les premiers. Il est d'un intérêt particulier qu'en 1272 on conclue à Trogir plus de dix contrats traitant des baux de terre. Selon tous ces contrats les propriétaires de la terre et les tenants spéculants sur le vin, donnent de l'argent aux paysans qui plantent les vignes sur leurs terrains. L'auteur est de cet avis que cette transition vers une agriculture plus intensive c'est-à-dire culture de vigne, est évoquée par la plantation spéculative des ceps de vigne à cause du commerce avec le vin, ce qui a aidé la formation de nouvelles relations sociales dans l'agriculture (le triple rapport contractif entre le propriétaire de la terre, le spéculateur, et le cultivateur). Le cultivateur fut maintenant en même temps tenant et métayer, par conséquent très intéressé au rendement de la terre. Ces relations ont mis de côté le travail des serfs dans l'agriculture qui existe encore dans les cultures céréales et dans l'élevage. A la base de la production agricole et de celle de l'élevage surtout dans l'élevage des moutons, où les capitaux se concentrent vite et dans le dernier se redoublent même dans une année, l'activité des artisans remaniers se développe dans les villes (pelletiers, fourreurs, meuniers, sabotiers) et dans le commerce d'exportation (cuir, laine, fils de laine, draps tissés, étoffes lourdes et vin). Le commerce d'exportation se fait pour la plus part par voie maritime en Italie, où l'on tisse plus fin, en Flandre et quelques autres lieux.
Dans le travail agricole existent parallèlement le servage (servi. sclavi. slaví), le métayage et la bail. La situation des serviteurs loués (serviens) se rapporte réellement à la situation des serfs, parce que le contrat d'un serviteur dure 10, 15, 20 ans et ne peut être rompu. Le salaire est petit, quelquefois sauf nourriture et habillement nul. La situation des apprentis est pareille, parce que leur terme d'apprentissage dure 6, 7, 9 ans et il ne peut être rompu. D'après quelques apparitions, l'auteur pense que les serfs et les serviteurs mènent un ménage à part (les serfs se rachètent avec leur blé). L'auteur prétend que d'après les documents publiés on ne voit absolument pas que, dans cette ville, ni sur le territoire environnant existaient des relations féodales ni celles de colonage, dans la ville et sur son territoire est appliqué outre le droit romain le vieux droit de communautés collectives (parentela, gens) et que les relations féodales et celles de colonage se développeront seulement plus tard des relations serviles et de celles des bailleurs métayers. Le monopole de la propriété de la terre qui s'est formé dans les mains de riches agriculteurs en ville et dans les mains ecclésiastiques en formera le fond. La ville est pleine d'églises et d'institutions ecclésiastiques. Dans la ville, il y a l'évêque, cinq églises et cinq couvents. Une église seule a dans une année (1272) dix chanoines qui sont mentionnés à cause de leurs affaires dans les livres. Toutes les églises et tous les couvents possèdent une terre qui s'accumule sans cesse et ne se divise plus, tandis que toute propriété privée qui se concentre dans chaque génération se partage après la mort de chaque membre, non seulement parmi les héritiers mais la plus grande part revient à l'église. En ce temps là, la ville compte 4 mille habitants environ. L'auteur a obtenu ce nombre à la base des calculs en vue des testaments, des émancipations et des contrats obligatoires.
Le commerce exerce la fonction de vente des produits et des superflus de la production de la terre ecclésiastique et de son élevage, exerce l’engraissement des béliers et s’occupe des affaires d’exportation et réexportation dans les pays montagneux moins développés des tenes creates et serbes. Le commerce existe, ainsi que des inagasins, il y a des rapports crédirentiers, mais la profession des marchands stables (mercator, negotiator) n’existe pas encore. Les entreprises commerciales soni sóit occasionnelles, c’est-à-dire pour une seule affaire, sort à long délai, c’est-à-dire des compagnies des grands propriétaires de terre ou des éleveurs des bestiaux qui soni en mérne temps des marchands qui exportent et importent des marchandises (marchands occasionnels), financiers, usuriers on entrepreneurs maritimes. L’auteur analyse l'inventa ire des fonds d’une de ces grandes compagnies dönt les fonds valaient en 1272 6800 livres vénitiennes, ce qui fait, par apport aux pris des bestiaux. quatre à cinq millions de dinars en 1937/39. La compagnie possédait de grands troupeaux de moutons, de grandes vignes, une cave, des dépóts, des bateaux, de la merchandise, des obligations et le droit participer dans les autres compagnies. Elie donnáit des credits pour la commerce et pour la consumption.
L'usure fleurit. Tous ceux qui ont de l'irgent s'en occupent, c'est-à-dire les propriétaires de la terre privés et les personnages ecclésiastiques. Les règlements se rapportant aux obligations sont très sèvères. La propriété des terrains et des édifices change souvent. Le plus grand nombre des contrats que les livres des notaires contiennent sont les contrats d'achat et de vente d'immeubles. Le tableau des prix de ce temps là est aussi clair parce que tous les prix sont exprimés dans la même unité monétaire et la valeur de l'argent est stable. L'auteur cite les prix concrets des bestiaux, du travail et des services, les prix des serfs (esclaves), de la marchandise, des terrains, des bâtiments, les prix des bateaux de différentes espèces, de sorte qu'il est facile de comparer les valeurs. Les Croates forment la population de la ville. Ils forment les patrons, les serfs, les métayers, les clercs. L'administration de la ville. La nationalité est facile à déterminer pars les noms nationaux croates et serbes des personnes vivantes et de leurs parents. Cette population croate prend des professions nouvelles. Elle afflue constamment des environs dans la ville même, elle entre dans les relations contratuelles avec des citoyens, elle prend de nouvelles positions économiques et passe de la première occupation, c'est-à-dire de celle de l'élevage, à celle des agriculteurs et des vignerons. Elle quitte ces métiers pour s'occuper du commerce, des affaires spéculatives, entre dans l'église et dans les couvents, s'empare des chanoines et des prébendes, s'occupe de la navigation, développe des métiers et quitte peu à peu la vieille organisation collective, la propriété collective et les rapports collectifs. Des citoyens croates moins nombreux à la campagne mais économiquement plus développés et plus forts quittent dans la ville le droit primaire, national et celui original aux communautés collectives (gens, parentela) et ils acceptent ce qui a été créé et trouvé dans la ville. Hors des murailles de la ville sur des larges plateaux des contrées montagneuses, où les rapports de production restent sur le même niveau de développement, la population garde ses professions primaires, ses modes et manières de production et, à cause de cela elle garde son organisation primaire de la société, ses sentiments juridiques primaires et vieux principes juridiques. L'organisation de la société reste au fond organisée à la base des communautés collectives. C'est ainsi qu'apparaît une dualité dans le même peuple et dans la même région à force de grave inégalité des conditions économiques, une dualité des institutions juridiques et des sentiments, ce qui a laissé des traces profondes dans le développement historique et ce qui se reflète distinctement dans les rapports économiques de Trogir dans la deuxième partie du XIIIe siècle.

Ključne riječi

Hrčak ID:

327526

URI

https://hrcak.srce.hr/327526

Datum izdavanja:

1.6.1951.

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