Historical Journal, Vol. 3 No. 1-4, 1950.
Original scientific paper
RÉSUMÉ
Ljubo Karaman
Abstract
Dans le premier chapitre l'auteur donne un court aperçu synthétique sur l'art médiéval en Croatie et en Slavonie jusqu'à l'époque du baroque. Il fait la revision de differentes assertions et opinions antérieures. L'auteur donne l'explication de ce procédé dans des chapitres suivants. Dans le chapitre II l'auteur parle des fragments d'entrelacs vieux-croates du XIe siècle nouvellement découverts, taillés en pierre qui prouvent l'existence des édifices ecclésiastiques avant la fondation de l'évêché de Zagreb vers la fin de ce siècle. Dans le chapitre III l'auteur fait la revision des vestiges de l'art roman. Il omet de la liste des monuments ceux qui étaient jusqu'à présent inçlus sans raison à cette époque et il en décrit d'autres jusqu'à présent inconnus. L'auteur explique des erreurs de méthode qui ont amené aux assertions fausses. Dans le chapitre IV l'auteur dément l'opinion sur l'existence d'un groupe particulier des édifices ecclésiastiques du bas moyen-âge en Srijem qui auraient été en rapport avec des églises de la lointaine Hongrie du nord; dans le même chapitre il expose l'opinion sur la possibilité que certains fragments sculpturaux du moyen-age de cette région aient été en rapport avec l'art de la Hongrie du sud-pays voisin. Dans le chapitre V l'auteur démontre avec détail la fausseté des assertions exposées récemment de l'influence dominante de la France sur l'art du moyen-âge en Croatie et en Slavonie. Les ruines de l'église gothique cistercite à Topusko ne sont point la preuve de l'existence du gothique français en Croatie en 1205, c'est à dire plus tôt qu'en Allemagne, car ces ruines datent d 1300 sculement, et l'église qu'avaient les cistercites français de Clairvaux en 1205 n'avait rien de cistercite, rien de gothique ni de français, comme c'est visible d'après les vestiges de l'église plus ancienne découverts à cette place. Le sanctuaire de la cathédrale de Zagreb est ressemblant au plan du sanctuaire de l'église St. Urbain à Troyes, grâce au fait que son fondateur l'évêque de Zagreb Timothée (1263-1287) est venu à Zagreb de Rome où il était le chapelain du pape Urbain qui édifiait à cette époque l'église à St. Urbain dans sa ville natale, Troyes. L'édification du sanctuaire de la cathédrale à Zagreb ne montre pas les formes du gothique mûr de St. Urbain, mais les formes de transition romanogothiques, telles qu'elles étaient en vogue un peu plus tôt en Allemagne. Quelques codes enluminés de provenance française qui étaient apportés à Zagreb par des dignitaires ecclésiastiques venant de Hongrie; prouvent des rapports de la Croatie et de l'Hongrie et non de l'art croate et français. Dans le chapitre VI l'auteur parle de l'architecture gothique; tout d'abord de rares vestiges de' l'art gothique en Slavonie puis des monuments gothiques plus nombreux, du reste de la Croatie, qui n'était jamais sous les Tures. A côté du matériel déjà connu l'auteur énumère plusieurs édifices gothiques que l'Institut pour la protection des monuments a découvert en Medimurje. Le style gothique apparaît après l'invasion des Tatares au XIIIe siècle (chapelle. de St. Etienne à là cour de l'archêveque, le sanctuaire et l'église franciscaine à Zagreb, le portail latéral du St. Croix à Križevci). Les formes gothiques sont en emploi encore au XVIIe (la restauration de la voûte dans le sanctuaire de la cathédrale à Zagreb en 1637, l'agrandissement de l'église à Lepoglava 1665-1667). Il s'agit pour la plupart des modestes églises à une nef au plan rectangulaire avec le sanctuaire polygonal: les églises aux dimensions plus grandes appartiennent aux ordres dont les donataires étaient des seigneurs féodaux (Remete, Remetinec, Lepoglava) et les églises aux trois nefs sont très rares (l'abbaye cistercite à Topusko, les ruines de l'église à Oštarije, édifiée par les nobles féodaux du litoral croate Frankopani, St. Mare à Zagreb et la cathédrale à Zagreb). Le développement du style gothique dans cette longue période, se reflète à côté des détails architecturaux et plastiques, dans le fait que les églises au XIVe siècle ont le plafond dans la nef en bois et la voûte dans le sanctuaire, tandis que au XVe siècle la voûte embrasse souvent la neſ aussi et le sanctuaire a la voûte en étoile du haut moyen-âge. L'auteur s'occupe plus longuement d'expliquer le cours de l'édification de St. Mare et de la cathédrale à Zagreb qui étaient mis sous le toit au XVe siècle. Elles avaient la voûte en forme de l'église du haut moyen-âge (Hallenkirche) dans la variante que les Allemands appelent Staffelkirche, car la voûte centrale est plus haute que les voûtes latérales. Tel est le type de l'édifice écclésiastique qui était préferé à cette époque dans des régions voisines, autrichiennes et slovènes (St. Etienne à Vienne, Wiener-Neustadt, Graz, la cathédrale à Ljubljana et à Ptujska Gora). Le chapitre s'achève par un court aperçu sur les clochers gothiques. Dans le chapitre VII on parle de la sculpture gothique, tout d'abord de la décoration architecturale et plastique, puis du mobilier (ils se distinguent deux tabernacles muraux monumentaux pour la hostie en Međimurje, à Nedelišće et à Podturn) et enfin des sculptures en bois et en pierre. Le portail de St. Marc à Zagreb a un groupe plus grand de statues en pierre. C'est un travail typique pour la province par l'imperfection des formes des apôtres et des saints dans les niches qui rappellent l'art plastique gothique de l'Allemagne du sud de la deuxième moitié du XIVe siècle, par la disposition non organique du portail avec l'ordre multiple des niches qui rompent la ligne architecturale du portail (le cadre date probablement de la fin du XVe siècle et les statues des apôtres proviennent d'un portail plus ancien). On cite comme exemple de l'originalité attrayante de l'art provincial la dalle au tombeau du curé de Granešina de 1472 avec la figure du défunt aplatie et aux formes linèaires. Le fragment de la dalle funéraire de l'évêque de Djakovo Ivan de l'époque vers 1400 avec des plis de robe finement taillés n'est qu'un travail importé par occasion de l'étranger. Quant à la sculpture en bois on parle à côté de deux autels aux volets à Remete et à Remetinec (aujord'hui dans le Musée des arts et métiers à Zagreb) d'un plus grand nombre de Madones gothiques du XVe siècle (2 déjà connues et 12 inconnues). A côté du monument en bois à Marija Bistrica qui est un interessant travail du pays les autres monuments sont probablement importés des pays voisins, de l'Autriche et de l'Allemagne da sud. Dans le chapitre VIII on parle de la peinture gothique et de l'art industriel. Les plus anciennes peintures murales sont dans la sacristie de la cathédrale de Zagreb et datent du temps de l'évêque Timothée. Le séjour de l'évêque Timothée à la cour du pape à Rome, avant son arrivée à Zagreb, explique les rapports de ces peintures avec les fresques du XIIIe siècle qui se trouvent aux environs de Rome. Égalment la légende de l'intervention des commerçants venitiens pour St. Mare à Zagreb peut être en rapport avec l'apparition du style de l'école de Giotto sur la Madone malheureusement perdue, peinte au pilier rond de cette église. D'ailleurs les restes de la peinture murale gothique découverts récemment à Hrvatsko Zagorje et Međimurje se trouvent dans les cadres de l'art de l'Europe centrale. Ce sont des travaux de qualité exécutés pour la plupart par des maitres étrangers invités par occasion. Dans ces travaux se reflète le développement de la peinture de l'Europe centrale, à partir des figures de saints à moitié romanes à St. Juraj à Belve par les peintures du style linéaire et idéaliste du XIVe siècle à St. Marija Gorska jusqu'aux travaux dans le souple gothique fleuri (weicher Stil) qui se sont retenus là jusqu'à la fin du XVe siècle (l'église paroissiale St. Martin à Martinšćina, St. Jacob na Očuri, St. Nicolas à Krapina). La peinture sur bois est représentée par le triptyque aujourd'hui dans la sacristie de la cathédrale à Zagreb. L'auteur le considère comme appartenant à l'école autrichienne des Alpes orientales et soumet à la critique l'opinion de Schneider sur les rapports de cet autel avec le peintre Bianchi-Ferrari, et celle de Benesch qui attribue l'autel à un maître croate vers 1500. L'art industriel est représenté par des objets de l'orfêvrerie et des tissus dans certaines églises de Hrvatsko Zagorje et dans le trésor de la cathédrale à Zagreb, par des codes enluminés dans la bibliothèque métropolitaine de Zagreb. Le chapitre IX-le dernier est consacré aux monuments très rares de la renaissance (les vestiges de la renaissance dans les cours et sur les dalles funéraires avec des figures de défunts, nobles féodaux) et aux vestiges encore plus rares de l'époque turque en Slavonie.
Keywords
Hrčak ID:
327566
URI
Publication date:
10.5.1950.
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